Furtives
Furtives Furtives, Cosmos, 2023, pétales de cosmos sur tissu, H: 86 x 91 cm collection particulière, © ADAGP, Paris, 2024.
Furtives Furtives, Cosmos, 2023, pétales de cosmos sur tissu, H: 86 x 91 cm collection particulière, © ADAGP, Paris, 2024.
Sur leurs peaux de mer et de pierre Sur leurs peaux de mer et de pierre, Fucus serratus, 2025, empreinte d’algues sur papier coton, H: 76 x 111 cm, vue d’exposition, Chapelle des Ursulines, Lannion, 2025, photographies Agence lalanterne.bzh, © ADAGP, Paris, 2025. Sur leurs peaux de mer et de pierre, Laminaria digitata, 2025, empreinte d’algue sur papier coton, H: 76 x 70 cm, vue d’exposition, Chapelle des Ursulines, Lannion, 2025, photographies Agence lalanterne.bzh, © ADAGP, Paris, 2025. Sur leurs peaux de mer et de pierre, Laminaria hyperborea, 2025, empreinte d’algue sur papier coton, H: 76 x 100 cm, vue d’exposition, Chapelle des Ursulines, Lannion, 2025, photographies Agence lalanterne.bzh, © ADAGP, Paris, 2025. Sur leurs peaux de mer et de pierre, vues d’exposition, Chapelle des Ursulines, Lannion, 2025, photographies Agence lalanterne.bzh, © ADAGP, Paris, 2025.
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Pendant le temps même de nos existences Pendant le temps même de nos existences, empreintes sur argile au noir de fumée, cire d’abeille, branche, 2024, installation de dimensions variables en relation avec Le voile d’Isis dans la Chapelle des Ursulines, Lannion, photo. Agence lalanterne.bzh, © ADAGP, Paris, 2025.
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Dans leurs cieux Dans leurs cieux, Plantago lanceolata,automne 2024, empreinte végétale sur papier coton, H: 120 x 261 cm, vue d’exposition, Chapelle des Ursulines, Lannion, 2025, photographies Agence lalanterne.bzh, © ADAGP, Paris, 2025. Dans leurs cieux, Rumex acetosa,automne 2024, empreinte végétale sur papier coton, H: 120 x 254,8 cm, vue d’exposition, Chapelle des Ursulines, Lannion, 2025, photographies Agence lalanterne.bzh, © ADAGP, Paris, 2025.
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CODEX CODEX, Artemisia princeps, été 2024, empreinte végétale sur papier coton, H: 205 x 113 cm,©Agence lalanterne.bzh, © Adagp, Paris, 2024, Urtica dioica, été 2024, empreinte végétale sur papier coton, H: 233,5 x 120 cm, ©Agence lalanterne.bzh, © Adagp, Paris, 2024, Filipendula ulmaria, été 2024, empreinte végétale sur papier coton, H 235,4 x 120 cm, ©Agence lalanterne.bzh, © Adagp, Paris, 2024, Heracleum spondylium, automne 2024, empreinte végétale sur papier coton, 93,7 x 118 cm, ©Agence lalanterne.bzh, © Adagp, Paris, 2024. Précédent Suivant Précédent Suivant CODEX, depuis 2020, encre grasse sur papier, 51 x 72 cm, © Adagp, Paris, 2024. Précédent Suivant CODEX- herbier sans fin La série constitue une collection d’empreintes végétales. Elle est renouvelée et complétée continuellement par les plantes de nouvelles espèces mais loin d’être un inventaire par espèce végétale, elle s’enrichit des traces laissées par les plantes d’une même espèce, tel des individus dont on ferait le portrait. Comme les lettres d’un alphabet, chaque empreinte peut être connectée à d’autres en de multiples arrangements. CODEX est un herbier sans fin, qui recueille des présences et les déploie en de nouveaux paysages.
HOLOBIONTES Holobiontes, ensemencer la lisière, année 1 à 2, 2025, plantes sur tissu, H: 290 x 300 cm, percale, Chapelle des Ursulines, Lannion, ©Agence lalanterne.bzh, ©Adagp, Paris, 2025. Holobiontes, novembre 2022 en Trégor, coton mordancé et engallé, plantes herbacées, 1 m x 2,60 m. HOLOBIONTES ET PHYTOGÉOGRAPHIES Holobiontes est le déroulé d’un paysage suspendu. Le titre empreinte ce terme à Donna Haraway. Il désigne les êtres composites, les complexes, un ensemble d’êtres vivants en symbiose, de vivants entremêlés. Le paysage empreinté est composé de l’empreinte de la strate herbacée, couleur, forme et textures sont incrustées dans le tissu. Les plantes locales, les végétaux d’un lieu-milieu sont prélevés in situ lors d’arpentages. Ce sont des cartes, situées spatialement et temporellement, localisées et saisonnières, des phytogéographies. Il s’y concentre, tout en s’y succédant les différentes biocénoses végétales rencontrées lors de marches localement. Cette couche, qui se trouve très proche du sol, est souvent aperçue comme un aplat vert de diverses densités et ponctué parfois de tâches colorées florales… Au niveau du regard la strate se dévoile et étale de façon panoramique ses diverses espèces végétales tout en en déployant la richesse de formes et de couleurs. Explorer le végétal est un voyage. Un végétal est presque un autre univers, tout y existe d’une autre façon. Dans cette oeuvre et plus généralement dans mon travail, l’homme et son lien au vivant est exploré par le biais d’une expérience haptique. Le toucher est la source d’une connaissance-connivence par laquelle se découvrent et s’inventent de multiples relations. Le sens du toucher réduit la distance et étoffe les relations possibles. Déployé pour cultiver notre sensibilité aux végétaux, il révèle leur dimension systémique. Ainsi, l’inventaire réalisé par le recueil de formes in situ n’isole pas chaque plante comme dans les herbiers, mais compose avec toutes les autres une frise complexe, un paysage, sorte d’inventaire écosystémique. Un jeu de symétrie binaire conserve les deux faces de chaque élément de la plante, perturbe les repères de ce nouvel étagement de la végétation et emporte les plantes dans des jeux de métamorphoses.L’empreinte véhicule ainsi des notions intéressantes. Elle peut être le support d’une pensée et d’une sensibilité renouvelée. Chaque invention et déploiement de l’empreinte invite au renouvellement de nos modes de relations avec la pluralité des existences qui font monde avec nous. L’empreinte est une survivance technique. À la fois archaïque, rudimentaire et constamment réinventée, elle offre des expériences de la relation intuitive entre geste et matière. Toujours expérience de la relation entre divers éléments, ou encore synergie entre de multiples facteurs physico-chimiques, cette technique permet une expérience matérielle ouverte laissant place au surgissement. Ici l’empreinte cherche à recueillir des présences. Elle constitue avec l’ensemble des processus mis en oeuvre ( marche, récolte, déploiement spatial… ) un dispositif de captage adhérant au réel afin de brancher la représentation au vital. L’oeuvre évoque un monde qui ne se résume pas, mais se déploie, se détaille, à l’aide d’un regard incorporant la tactilité des choses. Recherches Exemple de paysage « empreinté » en mai 2021 dans les Cévennes. Tissu de coton mordancé à l’alun, 60 cm x 3 m. HOLOBIONTES – Ensemencer la lisière- Année 0 à 1 Holobiontes, Ensemencer la lisière – Année 0 à 1, travail en cours photographié dans l’atelier, 2023, coton mordancé, plantes, 1,30 m x 2 m, © Adagp, Paris, 2024.
Me Tangere, versus Ginkgo biloba Me Tangere / KAB, colle de peau, fils, aimants, 2022, installation pour la serre du square des Batignolles, Paris. Précédent Suivant Qu’est-ce qu’une feuille? La feuille est un être de surface. Elle s’étend le plus possible en contact avec le monde. La manière de m’approcher de ce qu’est une feuille est l’empreinte. Le toucher, la tentative d’entrer en contact avec la surface pour recueillir un détail du monde, engendre d’autres feuilles, des sortes de mues, des peaux de feuille. L’hybridité de ces exhuvies et des jeux d’analogies permis par la forme de la feuille de Ginkgobiloba, amènent à leur organisation en nuées. Dans la serre, la lumière naturelle offre des variations journalières. Elle fait apparaître les empreintes de « Me Tangere », nous permet de les saisir selon nos déplacements et les nuances d’intensités lumineuses. Or, une feuille est un traducteur solaire, elle transforme l’énergie solaire en matière vivante. Directement connectée à l’étoile, elle s’y expose. La feuille offre aussi par son temps particulier un autre rapport à l’objet. Le temps de la feuille met en échec nos impatiences. Fragile, l’installation risque l’éphémère et le renouvellement. Cette tentative de conservation, sorte de fossile dit la beauté du temps, la fluidité du monde et le changement permanent. Durer est éphémère. Alors, comment fait-on trace de quelque chose qui se poursuit, qui se transforme? Précédent Suivant Précédent Suivant Dessins de projet Pour la serre du square des Batignolles, 75015 Paris. Résidence de recherche à Budapest Les images suivantes sont des instantanés de la recherche en cours, images prises dans un atelier temporaire lors d’une résidence à Budapest grâce à la direction des affaires culturelles de Paris, l’institut français de Budapest et la Budapest Gallery. Pendant cette résidence, je suis partie en voyage, j’ai pris le temps d’être aventureuse, au sens de « aimer la surprise du monde auquel l’on se frotte ». J’ai réellement pu consentir à un temps qui passionne l’existence, au surgissement. J’attends de voir ce qui surgit et pour cela j’ai besoin de me mettre à disposition. Un de mes premiers outils faisant office d’inclusion mais aussi d’acte esthétique, est la marche. Les rapports au temps, à l’espace, aux rythmes qu’elle engendre me conviennent. J’aime commencer à oeuvrer par cette disponibilité à l’imprévisible. Guetter, laisser surgir. L’atelier est l’espace de rencontre, où les choses se développent en croissance, parallèlement, parfois s’entremêlent, où les amplifications des interactions entre intentions et imprévisibilités permettent d’inventer. Trouée d’incertitudes, la recherche se risque à l’échec pour l’amour du surgissement. En automne, à Budapest, dans une ville à demi-close, ce qui a surgit c’est l’automne et la couleur des feuilles. Qu’est-ce qu’une feuille? La manière de m’approcher de ce qu’est une feuille est l’empreinte. La feuille est un être de surface. Ces feuilles là sont faites par le toucher, la tentative d’entrer en contact avec la surface pour recueillir un détail du monde. Elles sont des sortes de mues, des peaux de feuilles car je trempe dans un liquide, dépose et détache l’empreinte, grâce au liquide et au vide. Elles sont faites avec de la colle de peau de lapin, qui est un matériau animal. Il y a une hybridité dans cette peau de feuille: une matière animale et une texture végétale. Cela nous parle de la fluidité du monde. Elles sont comme des exhuvies que laissent une métamorphose, une renaissance. C’est ce que j’ai voulu poursuivre avec les feuilles de Ginkgobiloba. Leur ressemblance avec des insectes, des papillons, m’a donné l’envie d’aller vers une sorte de nuée. J’aime aussi que cette colle, utilisée depuis longtemps sous la couche de représentation, aille au contact des surfaces, saisisse par sa matière un détail du monde et tente de nous le présenter, de nous offrir cette présence. Je procède beaucoup comme cela par rebonds, par tissage, car je partage cette intuition que chaque chose peut être comprise dans son lien avec les autres. Mes recherches sont menées parallèlement, elles coexistent. Ce sont des îlots, des sortes de fragments pleins dans un ensemble liquide, où l’inachèvement est dans l’attente d’une mutation, où l’espace est ouvert, mobile, ce qui correspondrait à un espace nomade. Je cultive l’hétérogénéité, la dispersion. Il y a aussi beaucoup de désordre, cet ordre qui surprend, lors de l’accueil de la pluralité. En conséquence, j’intègre la décomposition dans ma recherche. C’est aussi pour cela que mes installations restent fragiles. Je ne veux pas sacrifier ce que peut offrir l’éphémère. Sa valorisation, par cette empreinte, tentative de conservation, sorte de fossile dit la beauté du temps, la fluidité du monde et le changement permanent. Qu’est ce qui surgit quand on regarde, contemple une feuille? Je vois apparaitre des constellations, des paysages dans les feuilles. Parallèlement, je trouve que mes parcours sont des écritures. La marche est aussi à la fois lecture et écriture de l’espace. Or les lignes que nous traçons entre les étoiles sont une forme d’écriture. C’est très culturel. Cela m’a amenée à l’idée du ciel, des étoiles. Les constellations sont aussi visibles dans ces parcours qui deviennent des motifs. Les marches, permettant de découvrir un espace et de me rendre disponible aux surgissements, inventent une relation au ciel. Or une feuille est un traducteur, un transformateur solaire, elle transforme l’énergie solaire en matière vivante. La feuille est cet être de surface qui étend le plus possible son contact au monde. Elle est directement connectée à l’étoile, elle s’y expose. Dans l’installation cette relation de la feuille à la lumière est mis en jeu. C’est la lumière qui fait apparaitre les feuilles, qui nous permet de les saisir selon nos déplacements. L’installation est sensible à l’environnement, à notre présence. L’ensemble est sensible autant aux mouvements d’air que nous créons. Elles sont balancées par le souffle, le souffle parfois lié à la respiration. La feuille, siège de la respiration, nous apprend le mélange, produisant l’air que nous respirons. L’atmosphère qu’elle produit nous permet de nous mélanger à la feuille et à des milliers d’années de feuilles. J’aime ces connexions.
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Feuilles Univers Feuille Univers, astres des jours, série, 2021 – 2023, cyanotype, 30 x 36 cm, Chapelle des Ursulines, Lannion, ©Agence lalanterne.bzh, ©Adagp, Paris, 2025 Feuille Univers, Populus, 2021, cyanotype, série de plusieurs formats de 30 x 36 cm. Feuille Univers / Prunus Feuille Univers, Prunus, 2021, cyanotype, série de plusieurs formats de 30 x 36 cm. Feuille Univers / Carpinus Feuille Univers, Carpinus, 2021, cyanotype, série de plusieurs formats de 30 x 36 cm. Projets Qu’est-ce qui surgit quand on contemple une feuille?Dans la feuille, des ciels étoilés apparaissent. Parfois stellaire, parfois lunaire, elle joue avec l’imagerie astronomique. Parmi les techniques pour faire empreinte, le cyanotype produit une image permettant le jeu d’échelle et le flou nécessaire. Le cyanotype, technique de photographie alternative, fait apparaitre une image bleu de Prusse, dont on peut varier les densités, lors de la réaction d’une solution photosensible de sels ferriques aux rayons UV solaires. L’image de ces feuilles constellées, de ces Feuilles Univers est, comme la photosynthèse, une histoire de lumière, un instantané de la captation lumineuse qui fixe dans le temps une empreinte de lumière. Or une feuille est un traducteur solaire, elle transforme l’énergie solaire en matière vivante. Directement connectée à l’étoile, elle s’y expose. La photographie et le procédé du cyanotype réalisent des empreintes de lumière. J’arpente ces feuilles territoires, je cartographie chaque feuille, en jouant sur les échelles et l’imagerie de l’astronomie. L’échelle agrandie, les morcellements et cadrages, nous immergent dans la feuille, soudain cosmos. Le projet » Feuille univers » fait parti d’un travail d’empreintes, à la fois de formes, de textures, de dessins et de matières à partir des feuilles d’arbres. Plusieurs directions explorent autant le dessin, l’installation que la photographie où se mêlent divers paysages, télescopant les échelles, entre le cosmos contenu dans une feuille et la marche devenant constellation. Par les jeux d’échelles, de lumières et l’invention de formes de traces, la recherche arpente la feuille territoire.
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Me Tangere, Versus Quercus Me Tangere, versus Quercus, colle de peau, fils, punaises, plomb, 2021 installation dans une grange pyramidale au côté d’un chêne, 3,10 x 3,5 x 7 m. Précédent Suivant Grange pyramidale du Joliveau Grange pyramidale du Joliveau, allons voir!, Bourges Contemporain, Cher, 2021. Dossier de presse de l’exposition
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