végétaliser

Sur leurs peaux de mer et de pierre

Sur leurs peaux de mer et de pierre Sur leurs peaux de mer et de pierre, Fucus serratus, 2025, empreinte d’algues sur papier coton, H: 76 x 111 cm, vue d’exposition, Chapelle des Ursulines, Lannion, 2025, photographies Agence lalanterne.bzh, © ADAGP, Paris, 2025. Sur leurs peaux de mer et de pierre, Laminaria digitata, 2025, empreinte d’algue sur papier coton, H: 76 x 70 cm, vue d’exposition, Chapelle des Ursulines, Lannion, 2025, photographies Agence lalanterne.bzh, © ADAGP, Paris, 2025. Sur leurs peaux de mer et de pierre, Laminaria hyperborea, 2025, empreinte d’algue sur papier coton, H: 76 x 100 cm, vue d’exposition, Chapelle des Ursulines, Lannion, 2025, photographies Agence lalanterne.bzh, © ADAGP, Paris, 2025. Sur leurs peaux de mer et de pierre, vues d’exposition, Chapelle des Ursulines, Lannion, 2025, photographies Agence lalanterne.bzh, © ADAGP, Paris, 2025.

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Pendant le temps même de nos existences

Pendant le temps même de nos existences Pendant le temps même de nos existences, empreintes sur argile au noir de fumée, cire d’abeille, branche, 2024, installation de dimensions variables en relation avec Le voile d’Isis dans la Chapelle des Ursulines, Lannion, photo. Agence lalanterne.bzh, © ADAGP, Paris, 2025.

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Dans leurs cieux

Dans leurs cieux Dans leurs cieux, Plantago lanceolata,automne 2024, empreinte végétale sur papier coton, H: 120 x 261 cm, vue d’exposition, Chapelle des Ursulines, Lannion, 2025, photographies Agence lalanterne.bzh, © ADAGP, Paris, 2025. Dans leurs cieux, Rumex acetosa,automne 2024, empreinte végétale sur papier coton,   H: 120 x 254,8 cm, vue d’exposition, Chapelle des Ursulines, Lannion, 2025, photographies Agence lalanterne.bzh, © ADAGP, Paris, 2025.

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Si le temps l’emporte sur l’espace – Résidence ARTU

Si le temps l’emporte sur l’espace – En friches Arrivée        Premiers jours de résidence, il neige à Lille et les rudérales modèlent la couche blanche. Précédent Suivant Le travail de Tsama do Paço part à la découverte du monde dont nous héritons, afin de cultiver des alliances avec lesquelles composter d’autres possibles, écrire d’autres mythes, réinventer des cosmogonies et transformer les représentations. Artiste et herboriste, arpenteuse tactile, marcheuse, cueilleuse, elle sème et récolte des histoires et des présences. C’est par le contact avec les végétaux, le sens du toucher prolongé par l’empreinte et la recherche d’autres façons de penser et représenter le paysage qu’elle propose de s’inscrire dans le sillage d’une tendance actuelle qui cherche à reprendre collectivement contact avec le monde, à comprendre l’exigence de réciprocité de l’homme envers les autres existants de la planète. Sa recherche consiste en une expérience de co-habitation avec les végétaux et l’invention de techniques d’empreintes végétales traduisant et partageant par la production d’oeuvres les enseignements d’un tel tissage. Par l’expérience de l’immersion et des échanges réciproques, elle cherche à reconnaître ce vivant végétal, et à donner à ressentir les liens que nous entretenons plus ou moins consciemment: comme la respiration est liée à la photosynthèse, la consommation d’un fruit est liée à la reproduction d’un arbre ou d’une baie, ou encore le parfum, le pouvoir médicinal de certaines plantes peut être mis en relation avec l’utilisation par les plantes des composés chimiques pour se défendre, communiquer… Par des jeux d’échelles, de lumières, de formes, de textures et de matières, les plantes se révèlent comme paysage. Il s’agit de nommer le paysage par ce qui le constitue, ce qui vient du monde, sans s’en extraire ni l’abstraire. Les caractéristiques de l’empreinte en font une investigation poétique du mystère du réel, support d’une pensée et d’une sensibilité renouvelée. En tant que zone délaissée, les zones de Tiers paysage échappent aux entreprises humaines de gestion et en cela s’ensauvagent. Pour l’artiste elles évoquent un autre paysage, une chimère entremêlant le domestique et le sauvage, en un « complexe-paysage » vivant, en devenir, l’oeuvre elle-même, non « finissable », car mouvante, en métamorphose et réinvention permanente, source-s d’oeuvres-traces, d’empreintes, d’images-instants. Les gestes artistiques de Tsama sont ceux d’un monde qui à changé, fait de vivants et non d’objets, dans lequel les sols et la zone critique des vivants nous permettent de penser notre manière d’habiter « avec », notamment les marges, les chutes produites par toute anthropisation. En ensemençant les lisières, son art nous rendra sensible à la beauté des paillis, aux laitues et navets montés en graines, aux compostages, aux plantes sauvages, adventices, messicoles, commensales et de friches, herbes folles et mauvaises, aux communautés-cortèges de plantes, aux histoires qu’elles racontent en tant que bio-indicatrice de l’état du sol, de leur chronologie de succession de pionnière à la forêt. Entremêlant les plantes sauvages à d’autres plus ou moins cultivées ou re-introduites, présentées comme mellifères, aromatiques, médicinales, comestibles, tinctoriales… Tsama do Paço invite à voir, à sentir, à gouter, à entendre, à toucher les plantes, présentent sous d’innombrables formes dans toutes les activités humaines. Herbier de friche        Singulariser dans le vert. Travail en cours, les données botaniques seront peu à peu élargies par d’autres approches, d’autres savoirs….  Les nombreuses images utilisées proviennent surtout de recherches sur le net (BNF,  INPN, Tela-Botanica, flore-en-ligne … ). Je remercie notamment Pierre Goujon pour les images qu’il prête généreusement pour la réalisation des affiches liées.   Précédent Suivant Chelidonium majus Hypericum perforatum Cirsium vulgare Tussilago farfara Arctium lappa Plantago lanceolata Dipsacus fullonum Filipendula ulmaria Taraxacum officinale Achillea millefolium Précédent Suivant A taste of the Landscape Un goût du paysage / Repas et atelier de transformation de plantes comestibles en encre et peinture. « Alchimistes, chercheurs, sorcières et magiciennes, vous êtes invités par la Maison Internationale et la Direction Culture à l’événement :A Taste of the Landscape, le vendredi 26 janvier de 12h à 16h Carotte, noix, betterave ? Quelle est la forme de leur fleur, feuille ou graine ? Quelles sont leurs couleurs ? L’artiste Tsama do Paço ( @arpenteusetactile ) en résidence ARTU à l’Université de Lille, vous invite a partager un repas gourmand et coloré. Venez découvrir les couleurs cachées dans les plantes comestibles. Après l’expérience de leur goût, vous pourrez extraire les couleurs des légumes, fruits, épices et quelques surprises. «  A taste of the Landscape Précédent Suivant Précédent Suivant Exposition dans la BU de la Faculté de Droit pendant le mois de février… En lien avec une magnifique bibliographie… Finissage lors d’une projection de The Rights of Nature, A Global Movement, de Issac Goeckeritz le 14 février à 17 heure. Précédent Suivant Premier jour du Workshop à la Faculté Art Plastique… On découvre comment faire ses propres couleurs… avec des plantes … Mi-temps       Si le temps l’emporte sur l’espace, parlement pour les friches, premier temps Si le temps l’emporte sur l’espace naît au contact de l’Université, territoire où se déploie et se questionne le Tiers paysage, à même les friches, bordures, marges, espaces verts…. Territoire fragmenté de pratiques d’approches et de compréhensions du monde multiples: sciences naturelles, botanistes ou pédologues, juristes, philosophes, paysagistes, artistes… En friche, il s’y trouve des savoirs et des compétences d’attention, des acteurs et des agissants en devenir, autant de possibilités d’élargir nos points de vue, d’inventer des chemins pour raviver nos relations avec d’autres vivants. Est énoncée une invitation à la communauté universitaire à tisser les fils du paysage, à porter attention, à construire des cabanes, à jardiner des possibles, à raconter d’autres histoires, de terres troubles et de relations en devenir, d’interdépendances, à infléchir la pratique et l’action afin de revitaliser nos relations à l’altérité des corps vivants. Depuis la friche et grâce à elle, apprendre à voir les signes et les présences, dans les singularités du vert. Depuis le corps des plantes qui y engendrent par leurs êtres des mondes habitables. Depuis ce que le végétal fait dans le temps sur le technosol, dans l’épaisseur des ruines.Depuis ce rien, apprendre à voir,

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CODEX

CODEX CODEX, Artemisia princeps, été 2024, empreinte végétale sur papier coton, H: 205 x 113 cm,©Agence lalanterne.bzh, © Adagp, Paris, 2024, Urtica dioica, été 2024, empreinte végétale sur papier coton, H: 233,5 x 120 cm, ©Agence lalanterne.bzh, © Adagp, Paris, 2024, Filipendula ulmaria, été 2024, empreinte végétale sur papier coton, H 235,4 x 120 cm, ©Agence lalanterne.bzh, © Adagp, Paris, 2024, Heracleum spondylium, automne 2024, empreinte végétale sur papier coton, 93,7 x 118 cm, ©Agence lalanterne.bzh, © Adagp, Paris, 2024.   Précédent Suivant Précédent Suivant CODEX, depuis 2020, encre grasse sur papier,  51 x 72 cm, © Adagp, Paris, 2024. Précédent Suivant CODEX- herbier sans fin La série constitue une collection d’empreintes végétales. Elle est renouvelée et complétée continuellement par les plantes de nouvelles espèces mais loin d’être un inventaire par espèce végétale, elle s’enrichit des traces laissées par les plantes d’une même espèce, tel des individus dont on ferait le portrait. Comme les lettres d’un alphabet, chaque empreinte peut être connectée à d’autres en de multiples arrangements. CODEX est un herbier sans fin, qui recueille des présences et les déploie en de nouveaux paysages.

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HOLOBIONTES

HOLOBIONTES Holobiontes, ensemencer la lisière, année 1 à 2, 2025, plantes sur tissu, H: 290 x 300 cm, percale, Chapelle des Ursulines, Lannion, ©Agence lalanterne.bzh, ©Adagp, Paris, 2025. Holobiontes, novembre 2022 en Trégor, coton mordancé et engallé, plantes herbacées, 1 m x 2,60 m. HOLOBIONTES ET PHYTOGÉOGRAPHIES Holobiontes est le déroulé d’un paysage suspendu. Le titre empreinte ce terme à Donna Haraway. Il désigne les êtres composites, les complexes, un ensemble d’êtres vivants en symbiose, de vivants entremêlés. Le paysage empreinté est composé de l’empreinte de la strate herbacée, couleur, forme et textures sont incrustées dans le tissu. Les plantes locales, les végétaux d’un lieu-milieu sont prélevés in situ lors d’arpentages. Ce sont des cartes, situées spatialement et temporellement, localisées et saisonnières, des phytogéographies. Il s’y concentre, tout en s’y succédant les différentes biocénoses végétales rencontrées lors de marches localement. Cette couche, qui se trouve très proche du sol, est souvent aperçue comme un aplat vert de diverses densités et ponctué parfois de tâches colorées florales… Au niveau du regard la strate se dévoile et étale de façon panoramique ses diverses espèces végétales tout en en déployant la richesse de formes et de couleurs. Explorer le végétal est un voyage. Un végétal est presque un autre univers, tout y existe d’une autre façon. Dans cette oeuvre et plus généralement dans mon travail, l’homme et son lien au vivant est exploré par le biais d’une expérience haptique. Le toucher est la source d’une connaissance-connivence par laquelle se découvrent et s’inventent de multiples relations. Le sens du toucher réduit la distance et étoffe les relations possibles. Déployé pour cultiver notre sensibilité aux végétaux, il révèle leur dimension systémique. Ainsi, l’inventaire réalisé par le recueil de formes in situ n’isole pas chaque plante comme dans les herbiers, mais compose avec toutes les autres une frise complexe, un paysage, sorte d’inventaire écosystémique. Un jeu de symétrie binaire conserve les deux faces de chaque élément de la plante, perturbe les repères de ce nouvel étagement de la végétation et emporte les plantes dans des jeux de métamorphoses.L’empreinte véhicule ainsi des notions intéressantes. Elle peut être le support d’une pensée et d’une sensibilité renouvelée. Chaque invention et déploiement de l’empreinte invite au renouvellement de nos modes de relations avec la pluralité des existences qui font monde avec nous. L’empreinte est une survivance technique. À la fois archaïque, rudimentaire et constamment réinventée, elle offre des expériences de la relation intuitive entre geste et matière. Toujours expérience de la relation entre divers éléments, ou encore synergie entre de multiples facteurs physico-chimiques, cette technique permet une expérience matérielle ouverte laissant place au surgissement. Ici l’empreinte cherche à recueillir des présences. Elle constitue avec l’ensemble des processus mis en oeuvre ( marche, récolte, déploiement spatial… ) un dispositif de captage adhérant au réel afin de brancher la représentation au vital. L’oeuvre évoque un monde qui ne se résume pas, mais se déploie, se détaille, à l’aide d’un regard incorporant la tactilité des choses. Recherches    Exemple de paysage « empreinté » en mai 2021 dans les Cévennes.    Tissu de coton mordancé à l’alun, 60 cm x 3 m. HOLOBIONTES – Ensemencer la lisière- Année 0 à 1    Holobiontes, Ensemencer la lisière – Année 0 à 1, travail en cours photographié dans l’atelier, 2023, coton mordancé, plantes, 1,30 m x 2 m, © Adagp, Paris, 2024.

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Totems au Temps

Totems au temps Totems au temps, 2009, toile de lin, dimensions variables, exposition personnelle en galerie gauche des Beaux-Arts de Paris pour le diplôme de troisième année. Précédent Suivant Prédicat des Totems au temps Prédicat des Totems au temps, 2009, huile en barre sur papier, 10 x 2 m, exposé au Manoir de Soisay, Normandie. Les colonnes verticales, disposées dans l’horizontalité de l’espace veulent l’englober et contenir son vide. De longues heures à plier, contre l’angoisse jusqu’à atteindre une tranquillité. Retrouver la longueur du temps, s’arrêter, recommencer, encore, encore, encore, encore, encore, encore, même si le geste change. Le geste qui transcende par sa constante exigence d’éveil des sens, par sa répétition glissante, est mon moyen de cheminer vers un état d’inconscience éveillée, sensible aux souffles de l’univers. S’effacer pour devenir force du cosmos. Ne plus être que les mains du faire, organe sensoriel du temps, Et enregistrer le temps biologique dont l’écoulement devient forme. De la vitesse humaine dans l’espace devient espace. Qu’à chaque parcelle de matière travaillée corresponde une histoire, une expérience physique et spirituelle. Ce sont mes totems au temps, Ce sont mes trophées sur mon angoisse. Trophées du temps de la terre, elles aspirent à devenir végétales, minérales, animales.

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